Des drones pour remplacer les abeilles

Des drones pour remplacer les abeilles

Depuis plusieurs années, la communauté scientifique a constatée une grande baisse de la population d’abeille. Cette disparition concerne le monde entier, mais elle est particulièrement ressentie en Amérique du Nord, notamment au Canada où les apiculteurs ont constatés une diminution de 25% de leur nombre d’abeille et ce taux atteint même plus de 50% dans certaines provinces.

Cette disparition des abeilles domestiques, dites « à miel » est vraiment grave car non seulement la production de miel en pâtit mais en plus ces abeilles sont utiles dans la nature pour polliniser les plantes. La majorité des plantes qui produisent des fruits, des légumes, des légumineux, des protéagineux, des fruits à coque, des épices, du cacao, du café dépendent de la pollinisation des abeilles

Sans ces abeilles et leur travaille de pollinisation, notre alimentation va changer de tout au tout, sachant que 35%¨des produits alimentaires que nous consommons dépendent  directement du rôle de pollinisateur de plante des abeilles.

Quel est alors le rôle des drones ?

Les mini drones vont servir à épauler et non pas remplacer  les abeilles à miel et les abeilles sauvages dans leur rôle de pollinisateur.

Comment ça marche ?

Une équipe de chercheurs National Institute of Advanced Industrial Science (AIST) situé à Tsukuba, au Japon a décidée d’explorer du côté de la technologie des drones pour modérer les conséquences de ce problème.

A partir d’un mini multi-rotor radiocommandé acheté dans le commerce, ils ont créé un petit drone pollinisateur. Sur une bande collante, ils ont collé du crin de cheval pour simuler les petits poils qui sont sur les pattes des abeilles. Ce sont ces poils qui sont censés attraper le pollen dans les fleurs mâles. Cette bande est ensuite fixée sur le ventre du drone, puis les poils sont  enduits de gel ionique.  Ce gel a des propriétés adhésives comme ceux des colles repositionnables. Ce procédé est fait pour que le pollen s’attache aux « poils » du drone qui ira ensuite les déposer dans la fleur femelle.

Pour le moment la performance et l’efficacité de ce drone sont encore perfectibles. En effet, même si les chercheurs de l’AIST ont démontré que leur drone à pu collecter du pollen d’une fleur de lys mâle et polliniser la fleur de lys femelle, il s’avère que l’efficacité de cette méthode est pour le moment bien inférieure à celle de l’animal d’origine ou même celle des êtres humains qui font de la pollinisation avec des pinceaux, procédé que l’on rencontre notamment en Chine ou dans certaines plantation (cacao, vanille….)

La recherche n’en est qu’à ces balbutiements et pour le moment les chercheurs  essayent de rendre leur drone autonome à accomplir la pollinisation en se basant sur la géo localisation et l’Intelligence artificielle.

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