Salon Bruxellois « Drone DAYS » Quoi de neuf dans le ciel de Belgique ?

Drone expo a Buxelle avec sylvain richon
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A l’entrée du salon

Du 10 au 12 mars dernier (2017) avait lieu à Bruxelles EXPO, le parc des expositions de la capitale belge, le salon grand public « Drone Days », autrement baptisé « European Drone Expo Belgium ». Il était intéressant de s’y rendre pour prendre le pouls du secteur chez nos amis belges. Arrivée en voiture sans problème, grand parking à proximité de l’entrée du Hall 4, très pratique pour accéder au but. Mais tiens c’est curieux, pour un samedi en début d’après-midi, ça ne grouille pas de monde, ni sur le parking, ni parmi les piétons aux abords du parc des expositions. Entrons, nous verrons bien…

Le salon drone est couplé avec un salon de la photo

Après un accueil chaleureux de la part de l’homme de la sécurité au portail d’enceinte, nous sommes très étonnés de ne pas avoir été fouillés, compte tenu des récents évènements dramatiques qui ont frappé Bruxelles. Nous entrons impatients dans le hall d’exposition en nous dirigeant vers l’accueil réservé aux professionnels. Nous présentons nos invitations  imprimées d’avance et en retour, l’hôtesse nous gratifie d’un beau sourire en nous remettant nos badges visiteurs PRO. Comme d’habitude les belges sont sympas.

Pour atteindre la zone d’exposition réservée au salon du drone, il faut traverser un salon de la photo. Une pensée nous vient en parcourant les exposants de cette première partie : le couplage de deux salons est une technique que les organisateurs de ce type d’évènement pratiquent pour maximiser les flux de visiteurs sur des thématiques qui ne garantissent pas seules suffisamment de revenus. Cela va bien se vérifier en arrivant au salon « Drones Days ».

Un salon plutôt modeste

Premier constat : pour un événement qui s’affichait sur son site web comme le « Salon drone de l’année » en Belgique, le nombre d’exposants s’avère plutôt réduit et les visiteurs ne se bousculent pas dans les allées. Nous ne pouvons qu’espérer pour l’organisateur que l’affluence du vendredi et celle du dimanche auront  été meilleures. Cependant, on pouvait effectivement s’attendre à ce que l’évènement soit d’une plus grande importance du fait de sa localisation au cœur de l’Europe, au carrefour de la France, de l’Allemagne, des Pays Bas et du Royaume Uni.

Mais finalement, il faut en revenir aux réalités et au bon sens : les faits s’expliquent. Nous, les opérateurs de drones professionnels, ne sommes pas forcément objectifs au sens où nous pouvons oublier que notre secteur d’activités est toujours jeune, encore immature, et embryonnaire dans un certain nombre de pays. Et c’est bien en fait le cas de la Belgique. Il y a peu de temps, il faut se rappeler que les vols de drone pour les activités commerciales étaient interdits. Le secteur est donc chez nos voisins belges à un stade d’avancement inférieur à celui que nous connaissons en France. Mais nous reparlerons des spécificités belges à la fin de cet article.

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Le TC1 proposé par studioSPORT

4 sociétés françaises présentes au salon

Il faut bien sûr encourager tous nos confrères belges des métiers du drone dans leur volonté de populariser ce secteur d’innovation dont le développement, s’il n’est pas aussi évident qu’on le croit, n’en prendra pas moins de l’importance avec le temps. Voilà pourquoi nous avons été ravis d’avoir des échanges à la fois intéressants et conviviaux avec les exposants présents. Nul doute que ce salon verra un développement certain dans les prochaines années. Côté contenu, nous n’évoquerons pas en détail les différents matériels et métiers présentés dans ce salon belge, d’autres comptes rendus s’en chargeront. Nous braquerons plutôt le projecteur sur les sociétés françaises qui avaient fait le déplacement pour venir à la rencontre du public bruxellois. C’est un indicateur intéressant de voir qui sont ceux qui affichent une présence événementielle en dehors de nos frontières hexagonales.

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Accueilli par Manu Hommel

4 exposants français avaient donc choisi d’investir dans la location d’une surface de ce hall d’exposition et dans l’aménagement d’un stand : StudioSPORT, Drone Volt, Parrot et le magazine Drone Multirotor.

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Espace démo pour les vols en immersion

StudioSPORT présentait quelques fleurons de la gamme DJI ainsi qu’une machine conçue et développée « maison » baptisée TC1 (prononcez « TICI ONE »). Il s’agit d’un drone à 4 bras qui peut être équipé de 4 ou 8 moteurs selon les versions. C’est un peu le concept du Matrice 100 de DJI, mais studioSPORT annonce une grande polyvalence et de nombreuses possibilités d’équipement. Du côté de Drone Volt, on n’échappait pas non plus à la présentation des machines DJI telles que le Phantom, le Mavic et l’Inspire. Chez ces deux acteurs importants du secteur, c’est évidemment l’Inspire 2 qui tenait la vedette pour les drones provenant des constructeurs étrangers. Drone Volt présentait également des solutions spécialement développées par ses équipes pour des utilisations particulières. Chez Parrot, on exposait les produits de la gamme dont la notoriété n’est plus à faire. Mais qu’il s’agisse de multi-rotors ou d’aile volante, la gamme cible davantage l’usage grand public et le loisir familial. Un espace de vol protégé par des filets permettait aux petits comme aux grands de se tester sur des exercices de pilotage. Enfin pour achever le tour des « frenchies » présents sur ce salon, citons « Drone Multirotor » dont l’éditeur développait lui-même sur son stand la notoriété de ce magazine que l’on peut considérer aujourd’hui comme une lecture indispensable lorsqu’on s’intéresse de près à l’évolution du monde des drones civils.

Et que retient-on du côté des Belges ?

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Les écoles se développent en Belgique

En premier lieu, ayons en tête que ce pays s’est ouvert récemment à l’usage professionnel et commercial du drone civil. Alors forcément, la pratique de ces machines n’en est pas arrivée à celle que nous connaissons en France. Si la France est l’un des premiers pays à avoir réglementé l’usage des drones civils, il faut reconnaître que nous ne sommes pas si mal traités que cela par la DGAC, notre administration de tutelle, contrairement à ce que certains affirment. En effet, lorsque dans notre pays la réglementation nous autorise par exemple, sous conditions de validation préfectorale, des survols professionnels en régime « S3 » dans les centres villes, cela est totalement exclu en Belgique. Lorsque nous voyons, quant à nous, le nombre de missions très utiles pour nos clients que nous effectuons en agglomération, nous nous disons que la Belgique prive (pour le moment) son économie d’une part non négligeable de chiffre d’affaires. Et bien sûr, qui dit chiffre d’affaires, dit emplois et retours de fiscalité !

Le système belge fait donc face actuellement à des rigidités dont on peut penser qu’elles s’assoupliront avec le temps. Pour autant, après avoir écouté le sympathique et dynamique président de la Fédération belge présenter la manière dont les choses se passent chez lui, on se dit qu’il vaut mieux être opérateur professionnel et télé-pilote en France, plutôt qu’en Belgique. Nous pensons qu’en matière aérienne, il vaut toujours mieux faire confiance aux opérateurs dont c’est le métier. La très grande majorité d’entre eux sont des gens sérieux qui tiennent à leur réputation. Que la réglementation puisse donc évoluer rapidement pour nos confrères belges, et qu’on évite de les entraver comme s’ils étaient nécessairement des délinquants potentiels. A ce titre, en France, nous ne pouvons qu’apprécier les relations que nous entretenons avec la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC), qui, parallèlement au cadre réglementaire qu’elle nous impose, sait se montrer à notre écoute et faciliter autant qu’elle le peut nos demandes spécifiques de vol.

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« click, Choose, Fly »

Voilà donc ce que nous rapportons de ce Salon belge « Drone Days », au travers bien sûr de notre prisme d’opérateur français de drones. Un dernier souvenir peut-être dans le registre des tendances nouvelles : celui de cette jeune société, « D2R Drone to rent », qui ambitionne de développer un service de location de drones. On est là dans le domaine de la start up qui surfe sur les possibilités qu’offrent le digital et les applications. On ne note pas de fortes tendances dans ce domaine actuellement en France. Il faut dire qu’avec la relative fragilité de nos machines, l’obligation de les manier avec douceur et rigueur, et la nécessité de respecter la règlementation, on peut se demander si ce business pourra être rentable à terme. En tous cas, avec leur slogan « click, Choose, Fly », ces jeunes entrepreneurs belges affichent une ambition sympathique.

Quoi qu’il en soit, souhaitons leur belle réussite, comme à tous les opérateurs utilisateurs, les négociants, et les constructeurs. Plus généralement soutenons tous ceux qui développent leurs activités dans le secteur du drone civil. Notre domaine se cherche encore mais il se développe à coup sûr. Toutes les initiatives sont bonnes, toutes les idées qui fourmillent et trouvent leurs premières voies constituent le terreau de nos récoltes futures.

Dirigeant-Fondateur de CPM Drone
Producteur audiovisuel pour entreprises et télévision

2 Responses

  1. DA ROLD dit :

    la date de sortie Erida Yi et le prix plus de news..!!!!

  2. Développement Drone dit :

    Merci pour ce récit très détaillé, Je n’ai pas eue le courage de faire le déplacement cette année, peut-être l’année prochaine, qui sait ?

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