Test complet du drone DJI Mavic Air
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DJI est bien connu des amateurs de drones pour ses produits bien conçus, ses gammes de drone très abouties et régulièrement renouvelées.  Fidèle à son habitude DJI vient d’annoncer la sortie de son petit dernier le Mavic Air.
L’annonce de la sortie a été d’abord faite aux Etats-Unis ensuite une conférence de presse à Monaco a tenu lieu de présentation pour  l’Europe.
Ce nouveau drone, le Mavic Air, n’est pas une nouvelle génération de la gamme Mavic, en fait DJI a mixé le Mavic Pro et le Spark, a pris des fonctionnalités des deux, a amélioré ce qui pouvait l’être pour concevoir le Mavic Air. Voyons cela de plus près.
DJI est bien connu des amateurs de drones pour ses produits bien conçus, ses gammes de drone très abouties et régulièrement renouvelées. Fidèle à son habitude DJI vient d’annoncer la sortie de son petit dernier le Mavic Air.
L’annonce de la sortie a été d’abord faite aux Etats-Unis ensuite une conférence de presse à Monaco a tenu lieu de présentation pour l’Europe.
Ce nouveau drone, le Mavic Air, n’est pas une nouvelle génération de la gamme Mavic, en fait DJI a mixé le Mavic Pro et le Spark, a pris des fonctionnalités des deux, a amélioré ce qui pouvait l’être pour concevoir le Mavic Air. Voyons cela de plus près.

Packaging

La boite qui contient le drone est assez compacte. Elle est très sobre et épurée mais aussi élégante. Sur la boite on peut voir le drone avec une coque blanche ainsi que le nom DJI et Mavic Air en gris, le tout sur fond blanc.
La boite s’ouvre par le haut et dès qu’elle est ouverte on voit le logo de DJI en noir brillant sur un fond noir mat. En fait, ce que l’on voit c’est le couvercle de l’étui protecteur du drone. L’étui a une coque dure qui permet de protéger le drone des chocs lors du transport. Il s’ouvre sur le milieu avec une fermeture éclaire. A l’intérieur, vous pouvez voir le drone déjà monté et plié. En dessous de l’étui, il y a une boite noire qui contient les protections pour les hélices et un jeu de 4 hélices de rechange ainsi qu’une série de brochure comprenant le manuel d’utilisation. En dessous de cette boite, il y a la radiocommande du drone avec les supports pour le smartphone et les antennes repliés et les joysticks amovibles rangés dans une trappe en dessous des supports pour le smartphone. En dessous de la radiocommande, il y a une dernière boite dans laquelle vous pourrez trouver le chargeur de la batterie du drone et son câble d’alimentation, un câble RC micro USB, un câble RC lightning, un câble RC USB de type C, une protection pour la nacelle et l’objectif de la caméra qui se fixe à l’avant du drone grâce à deux ergots, un câble de communication USB 3.0 de type C, un adaptateur USB, 2 glissières pour câble RC une grande et une petite et un joystick de remplacement pour la radiocommande.

Design

Le look du drone a été aussi inspiré par le Mavic Pro et le Spark. En fait, l’avant du Mavic Air ressemble à celui du Spark et l’arrière rappelle l’avant du Mavic Pro.
Le drone est conçu avec un matériau fait d’alliage de magnésium renforcé choisi pour sa solidité et sa légèreté. Le plastique que l’on voit à l’extérieur est juste un revêtement. Si le Spark fait un peu peur par son extrême légèreté, on ne ressent pas cette sensation avec ce drone. Il est suffisamment massif pour rassurer l’utilisateur. La couleur dominante est le noir. Le couvercle du haut est disponible en trois couleurs blanc, noir ou rouge. Le dos du drone se relève à l’arrière pour former une prise d’air servant à refroidir les composants électroniques du drone.
L’avant du drone est occupé par une paire de capteurs optiques destinée à la détection d’obstacle frontale du système FlightAutnomy 2. En dessous, on peut voir la caméra et sa nacelle à trois axes. La nacelle est très encastrée dans le module pour une meilleure protection de la nacelle et de la caméra. A l’arrière du drone en haut, il y a un clapet qui renferme un connecteur USB et une fente pour une carte micro USB, pratique pour éviter de perdre votre carte mémoire en cas de choc. En dessous, il y a une autre paire de capteur optique pour la pour la détection d’obstacle arrière. Au milieu des deux capteurs on peut voir un Led qui s’allume en vert lorsque le drone est sous tension. La batterie est logée sur le ventre du drone. Vers l’avant on peut voir un bouton qui permet de mettre le drone sous tension ainsi que 4 Leds qui permettent de connaître le niveau de la batterie quand on appui sur le bouton de démarrage. Vers l’arrière, on peut voir une paire de capteur optique et une paire de capteur infrarouge.
Le Mavic Air est un drone pliable. Les 4 bras se replient en suivant la ligne du drone le long des flancs. Les hélices de l’avant sont alors orientées vers le bas et les hélices de l’arrière sont orientées vers le bas. Les bras arrière se prolongent en dessous des moteurs avant pour former les patins d’atterrissages tandis que sur les bras avant les antennes du drone, de la même couleur que la coque se déplient pour former les patins d’atterrissage. Sous chaque bras, on peut voir des Led dont les couleurs sont différentes à l’avant et à l’arrière pour pouvoir distinguer l’avant de l’arrière du drone quand il est en vol.
Le Mavic Air est un drone ultra compact. Il est plus petit que le Mavic Pro, mais légèrement plus grand que le DJI Spark. Les dimensions sont de 16,8 cm de longueur, 8,3 cm de largeur pour 4,9 cm de hauteur quand il est plié. Une fois les bras dépliés, le drone fait 16,8 cm de longueur sur 18,4 cm de largeur et 6,4 cm de hauteur pour un poids de 430 g. Sa taille et son poids le rendent extrêmement facile à transporter. Il suffit de le glisser dans son étui et le glisser avec sa radiocommande dans un sac à dos.
La radiocommande est de la même couleur noire que le drone. Il est assez petit et de forme rectangulaire quand il est plié. Ce sont les supports pour le téléphone à l’arrière et les antennes pour la connexion à l’avant qui se plient pour se ranger à le long du corps de la radiocommande. Les joysticks sont détachables pour faciliter le transport. L’interface est composée par les deux joysticks, de 4 boutons de commandes et d’un interrupteur.

Caractéristiques techniques

Le drone est propulsé par un système composé de 4 moteurs brushless et des ESC avec une architecture sinusoïdale appelée FOC (Commande à Flux Orientée) qui rend le moteur et ainsi que les ESC plus efficaces. L’ensemble permet d’atteindre une vitesse maximale de 68.4 Km/h en mode Sport, de résister à des vents allant jusqu’à 36 Km/h et de monter jusqu’à une hauteur de 5000m.
L’alimentation est alimentée par une batterie Lipo 3S. La tension est de 11.55V, la capacité de 2375 mAh, la puissance de 27.43 Wh et le poids est de 140g. Comme d’habitude, la batterie du Mavic Air est une batterie intelligente. Quand on appui sur le bouton de démarrage, les Leds à côté s’allument pour montrer le niveau restant de batterie. Grâce à cette batterie le Mavic Air dispose d’une autonomie maximale en vol de 21 minutes, un peu plus que celle du Spark qui est de 17 minutes mais moins que le Mavic Pro qui culmine à 27 minutes d’autonomie. Par rapport au prix de ce drone et son placement haut de gamme, honnêtement, 21 minutes d’autonomie c’est pas mal, mais comme DJI a l’habitude de toujours améliorer ses produits, on s’attendait à une meilleure autonomie. La batterie se recharge par le chargeur secteur fourni avec le drone.
Il est possible d’avoir un peu plus d’autonomie avec le pack Mavic Air Fly More qui est fourni avec deux batteries de rechange et des hélices de rechange, un sac de voyage, un adaptateur pour batterie externe et une station de charge. Ce pack coûte environ 200€ de plus que le pack Mavic Air standard.
Pour la prise de vue, le Mavic Air est équipée d’une caméra avec un capteur CMOS 1/2.3″ F/2.8 de 12 Mp. L’objectif a une distance focale de 24 mm équivalent d’un 35 mm. Les résolutions vidéos disponibles sont le 4K (3840 x 2160) à 24,25 et 30i/s, en 2,7K (2720 x 1530) à 24, 25, 30, 48, 50, 60i/s, le FHD (1920 x 1080) à 24, 25, 30, 48, 50, 60 120i/s, le HD (1280 x 720) à 24, 25, 30, 48, 50, 60 et 120 i/s.
En résolution FHD, la caméra peut enregistrer jusqu’à 120 images par secondes. Cela vous permettra d’obtenir des vidéos en ralenti très fluides. Les enregistrements vidéo en 4K à 30i/s se font avec un débit maximal de 100 Mb/s afin d’immortaliser chaque petite seconde de vos aventures en UHD.
Les photos sont capturées avec une résolution de 12Mp. Le format de sortie est en JPEG ou en DNG ce qui vous permettra de le retoucher avec un logiciel si vous le souhaitez. Vous pouvez prendre des photos en rafales à 3,5 ou 7i/s, bracketing 3/5 à 0,7EV ou en timelapse à 2, 3, 5, 7, 10, 15, 20, 30, 60i. Le drone dispose de nouveaux algorithmes capables de vous générer une photo déjà calculée en HDR à partir de plusieurs photos prise sous une exposition différente.
La caméra est stabilisée par une nacelle mécanique brushless à 3 axes avec un amortisseur disposé en triangle qui réduit les vibrations et permettant une compensation des mouvements réduite à 0.005°. Selon vos besoins, la nacelle peut-être orientée sur l’axe verticale de manière à pointer plus vers le haut, l’horizontal ou le bas. Cela est utile pour les prises de vue en panoramique ou pour suivre la cible jusqu’au sol en mode pilotage par gestuel. La fonction se commande avec la molette sur la radiocommande.
Les prises de vues sont enregistrées sur une carte SD d’une capacité maximale de 128 Go. Le cas échéant, si vous avez par exemple oublié votre carte SD, les prises de vues seront enregistrées sur la mémoire interne de 8Go du drone
La stabilité en vol est assurée par le système FlightAutonomy 2. Ce système est composé par la caméra principale et sa nacelle, de deux capteurs optiques à l’avant, deux autres à l’arrières et encore deux autres à la verticale ainsi que deux capteurs infrarouges sur le ventre du drone. Le système est complété par des capteurs IMU en double pour fonctionner en redondance de manière à pouvoir comparer les données pour plus d’efficacité. Le système FlightAutonomy permet au drone d’avoir un vol stable pratiquement sans intervention du pilote. Il permet aussi d’avoir un vol stationnaire précis et enfin de détecter les obstacles à l’avant et à l’arrière jusqu’à 20m de distance. Dans ce système, les capteurs IMU ce sont l’ensemble du gyroscope 3 axes, l’accéléromètre 3 axes, et le baromètre altimétrique. Les capteurs optiques en double à l’avant et à l’arrière permettent au contrôleur de vol de filmer l’environnement du drone pour détecter et éviter les éventuels obstacles. Ces capteurs ont un angle large afin de détecter les obstacles au niveau des angles périphériques car il n’y pas de détection d’obstacle sur les côtés. La caméra optique enregistre et transmet en temps réel les images en dessous du drone et les envoie au contrôleur de vol qui analyse les données. Si les images changent, cela veut dire que le drone bouge et le contrôleur de vol compense en agissant sur le moteur. Les capteurs infrarouges permettent de gérer la hauteur du drone.
La radiocommande est équipée une batterie Lipo d’une capacité de 2970 mAh. La recharge se fait par le connecteur USB sur la radiocommande et un câble USB. La connexion entre le drone et la radiocommande se fait par onde sur une fréquence de 2.4GHz ou de 5.8 GHz. La portée du signal est de 2 Km. Pour pouvoir avoir un retour vidéo, il faut télécharger l’application DJI GO sur votre téléphone puis fixer le téléphone sur le support pliable. La connexion entre la radiocommande et le téléphone se fait par le câble fourni dans le pack. L’application DJI GO est compatible avec les appareils sous IOS 9.0 ou plus et les appareils sous Android 4.4 et plus. Vous pouvez utiliser directement les deux boutons à l’avant de la radiocommande pour déclencher les prises de vues mais en l’absence du téléphone qui fait office d’écran pour la radiocommande, vous n’avez aucune confirmation du déclenchement de l’enregistrement.

Utilisation et fonctionnement

Le drone Mavic Air est prêt à l’emploi dès sa sortie de la boite. Pour commencer à voler, il ne vous reste qu’à mettre la batterie et je vous conseille aussi de monter les protections pour les hélices même si vous n’êtes pas novice au pilotage d’un drone et que celui-ci est que pilotage du Mavic Air est quand même très assisté.
Pour piloter le drone, vous pouvez soit utiliser la radiocommande avec le joystick et les autres boutons avec l’interface de contrôle de l’application. Soit, si vous disposez de lunettes FPV DJI Goggles, vous pouvez piloter en immersion. La troisième façon de piloter le drone est le mode Gesture. Ce mode consiste à piloter le drone avec des gestes sans utiliser la radiocommande. Cette fonction déjà présente sur le Spark a été améliorée sur le Mavic Air. Les prises de vues ont été facilitées et se font avec un simple geste de V avec deux doigts par contre l’enregistrement vidéo est un peu capricieuse.
Le Mavic Air fonctionne avec l’application DJI GO 4 compatible sur Android et IOS. Comme c’est la même application qui est utilisée sur les autres drones, elle est très complète et intuitive. Elle permet non seulement de piloter le drone mais aussi d’avoir accès à certains paramètres de réglage. Vous y trouverez les données de vol, vous pourrez régler les paramètres du drone et changer de mode de vol ou activer les fonctions automatisées. DJI y a inséré un système de sécurité qui vous renseigne sur les zones interdits de vol.
En vol, le FlightAutonomy 2 est d’une efficacité redoutable. Même pour quelqu’un qui n’a pas beaucoup d’expériences dans le pilotage des drones, il se prend facilement en main grâce à l’assistance au pilotage. Il y a deux modes de vol possibles : le mode Tripod et le mode Sport.
Dans le mode Tripod le drone est un peu bridé, la vitesse est limitée et les joysticks sont moins sensibles. Il est surtout utilisé pour faire des prises de vues avec des cadrages précis. Avec cette fonction, la caméra prend des images d’une telle stabilité que parfois on se demande si le retour vidéo n’est pas figé.
En mode Sport, le drone est libéré de tout bridage. Il est plus réactif et nerveux. Avec ce mode, le drone peut atteindre une vitesse de 68.4Km/h et même plus dans des conditions optimales. Ce mode est surtout utilisé pour ceux qui recherchent un peu de sensations fortes ou pour se rendre d’un point de prise de vue à un autre rapidement.
Les fonctions automatisées permettent de faire de belles prises de vue plus facilement avec des cadrages assez difficiles à réaliser en pilotant le drone.

    • La fonction Quickshot vous permet de prendre des prises de vues aériennes avec un cadrage automatisé. Il y a 6 différents Quickshot possible : Astéroïde qui crée une vidéo montrant une prise de vue montante qui se termine en une sphère figée. La vidéo est stockée sur une carte mémoire en 1080p à 30 i/s. Cette fonction est aussi disponible sur le téléphone à 1280 x 720 pixels à 30 i/s mais inversée, on voit d’abord la sphère et ensuite l’image commence à bouger et à descendre. Le mode Ellipse dans lequel le drone évoluera en suivant une trajectoire de forme elliptique comme, indiqué dans le nom, autour de la cible. Avec le mode Cercle, le drone tourne autour de la cible en la gardant toujours dans le cadre. Avec le mode Dronie, la caméra pointée sur la cible, le drone s’éloigne doucement en prenant de l’altitude. Avec le mode Fusée, la caméra est dirigée au sol pendant que le drone prend de la hauteur et avec le mode Spirale la caméra reste sur la cible tandis que le drone évolue en une spirale ascendante autour d’elle.
    • Le mode Active Track a été amélioré sur le Mavic Air et il permet maintenant de suivre plusieurs cibles. Vous pouvez sélectionner jusqu’à 16 cibles à la fois pour cela il suffit d’entourer la cible. Le drone identifie les cibles avec un cercle vert et pour sélectionner la cible à suivre il suffit de la toucher.
    • Le mode HDR prend plusieurs photos avec différentes expositions. Les images sont stockées dans votre carte SD et vous pouvez créer vous-même une photo HDR à partir de votre logiciel préféré. Le drone vous génère aussi un cliché HDR à partir de ces photos.
    • Le TapFly vous permet de vous concentrer sur la prise de vue tandis que le drone volera automatiquement. Pour cela, il faut taper sur l’écran la direction que le drone va prendre. Il fonctionne vers l’avant et vers l’arrière. Il y a aussi un mode Direction et un mode Libre. Vous pouvez régler les paramètres de vol comme la vitesse par exemple. Comme le Mavic Air peut voler jusqu’à 68.4Km/h, il peut suivre une cible à pied, en bicyclette, à moto et même en voiture à condition de ne pas dépasser la vitesse maximale.

Conclusions

Le Mavic Air est un excellent cocktail entre le Mavic Pro et le Spark. C’est un drone très abouti et à ce stade (nous n’avons pas encore eu l’occasion de le tester à fonds) il est difficile de lui trouver des défauts. La seule chose que l’on pourrait lui reprocher est l’autonomie à tout juste 21 minutes quand celle du Mavic Pro Platinium est de 29 minutes.
Ce que nous avons aimé dans ce drone c’est son design particulièrement soigné et ses accessoires très complets, la qualité de sa facture, les nombreuses fonctions automatisées qui permettent de faire de belles prises de vue, les nombreuses améliorations que DJI a apporté par rapport aux fonctionnalités que l’on trouve sur le Spark.
Le pack Mavic Air Standard est disponible en Europe pour un prix d’environ 849€ et pour le peu que nous en avons vu, il les mérite largement.

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  1. Ping : DJI Mavic Air : drone d’excellence à 650€ – 💥 Bon Plan du Jour - Startup Radar

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