Pourquoi la formation/certification au pilotage est devenue obligatoire

Obligation de la formation au pilotage d'un drone

L’univers du drone a depuis ses débuts été réservé à des passionnés de modélisme qui exerçaient cette passion à titre personnel et non pas professionnellement. Mais aujourd’hui les choses ont bien évoluées et le drone n’est plus réservé aux passionnés mais s’impose toujours un peu plus dans notre vie de tous les jours ! Que ce soit pour la réalisation de films, de documentaires pour le grand ou le petit écran ou pour réaliser des relevés topographiques dans l’agriculture ou sur des chantiers, le drone s’adresse de plus en plus aux professionnels désireux d’étoffer leurs compétences !

Le drone est de plus en plus réglementé

Pour le grand public il n’y a pas vraiment de difficulté pour faire voler un drone dans une optique récréative ou pour réaliser des prises de vue en utilisant un drone avec caméra, il suffit de respecter les quelques règles imposée par la DGAC :

  • Les règles civiques de base pour le respect des autres
  • Les règles sur le respect de la vie privée
  • Le vol à vue
  • L’altitude maximale de 150 mètres
  • Etc …

Mais si vous souhaitez exercer le pilotage d’un drone avec un peu plus de liberté comme le vol en immersion, avec par exemple un drone comme le DJI Inspire 2 pesant près de 2 kilos, vous allez être obligé de suivre une formation et d’être certifié par l’Etat au pilotage d’un drone en tant que professionnel ..

En effet depuis l’arrête de Décembre 2015, il est totalement interdit de faire voler un drone de plus de 800 grammes sans certification et autorisation spécifique de la Direction de l’aviation civile. Cela limite énormément le type de drone que vous êtes en mesure de piloter sans autorisation, il y a toujours le DJI Mavic Pro ou le Bebop 2, mais si vous souhaitez piloter un drone avec des capacités supérieures alors vous allez devoir passer par une formation ainsi qu’une certification qui vous autorisera à effectuer des vols dans différents scénarios ( S1, S2, S3, S4).

Les scénarios de vol nécessitant un agrément

Le scénario de Vol S1

  • Altitude : 150 mètres
  • Distance : 200 mètres
  • Poids : 25 kg
  • Zone : Hors agglomération
  • Vol à vue uniquement

Le scénario de Vol S2

  • Altitude : 50 mètres
  • Distance : 1 kilomètre
  • Poids : 25 kg
  • Zone : Hors agglomération
  • Vol en FPV

Le scénario de Vol S3

  • Altitude : 150 mètres
  • Distance : 100 mètres
  • Poids : 4 kg
  • Zone : Agglomération
  • Vol à vue uniquement

Le scénario de Vol S4

  • Altitude : 150 mètres
  • Distance : Pas de limitation
  • Poids : 2 kg
  • Zone : Hors Agglomération
  • Vol en FPV

Quel que soit le mode de vol qui vous intéresse il vous faudra pour cela être certifié par la DGAC !

5 Responses

  1. Jean dit :

    Ca aurais ete bien de rajouter le prix de ces formations et ou les passer précisément

  2. Denis JEANT dit :

    Bonjour,
    Vous précisez plus haut: « En effet depuis l’arrête de Décembre 2015, il est totalement interdit de faire voler un drone de plus de 800 grammes sans certification et autorisation spécifique de la Direction de l’aviation civile.  » C’est faux. Et vous confondez les arrêtés de décembre 2015 (textes réglementaires) et la loi dite loi drones (Loi n°2016-1428 du 24 octobre 2016, relative au renforcement de la sécurité de l’usage des drones civils) . C’est également un peu prématuré d’annoncer que les 800 grammes comme seuil de masse de la loi imposerait une formation et que cela serait déjà applicable. En effet, sans décret d’application, pas encore paru, elle n’est pas applicable pour cette partie, en l’état. C’est même précisé dans l’article 2 de loi en question qui traite de formation. On l’attend toujours à cette date. Et d’ailleurs, le seuil de masse des drones qui doivent être enregistrés par voie électronique, avec formation à la clef ne peut être supérieur à 800 grammes (fixé par la loi) mais pourrait bien être inférieur dans le décret à paraître. Si l’on regarde du côté des USA (FAA), des souhaits de l’Europe (ESA) cela pourrait bien être 250 grammes au final…A suivre…

  3. DECHESNE JEAN JOEL dit :

    Bonjour,

    C’est fou comme tout est bon pour se faire des sous… D’un simple loisir de modéliste , on en arrive à une complexité juridique avec des certifications (pas gratuites !?), avec tout un concert de soit disant connaisseurs…
    La fédération française de modélisme (FFM) n’était elle pas à même de gérer cela, comme elle le fait pour les autres secteurs ? Nous avons des formateurs compétents et sérieux dans les clubs…. Si je mets une caméra sur ma p’tite voiture 1/8e, sur mon bateau rc,… dans mon avion , qui n’est donc pas un drone ? on va aller jusqu’où dans la plaisanterie ?

  4. Grand Mike dit :

    La reglementation Thai est plus contraignante que la Française si certains pensent que la France se fait des sous. Et normalement interdit même à un touriste de voler avec son drône. Faut être resident, avoir une assurance obligatoire, passer une licence et être majeur, enregistré son drone à l’aviation civile ou poste de police et dire où il va voler, sans compter les restriction de vols similaire à la France, voir plus restrictive. ET ce quelque soit le poids de son drône avec caméra

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