Test du Typhoon Q500 : La 4K à petit prix !

Test du drone Yuneec Q500

Typhoon Q500

930
Typhoon Q500
9.1

Ergonomie

10/10

    Vitesse

    9/10

      Autonomie

      10/10

        Prise en main

        8/10

          Transportable

          9/10

            Points positifs

            • Le prix ! moins de 800€ pour un drone 4K
            • Retour vidéo en live sur la télécommande
            • Autonomie d'environ 26 minutes
            • Plein de fonctionnalité et de mode de vol
            • Bonne stabilisation de la nacelle et bonne qualité d'image

            Points négatifs

            • Un drone assez volumineux
            • Nacelle peu réactive aux commandes
            • Finition un peu trop légères

            Yuneec International Co. Ltd est une firme chinoise créée à Hong Kong en 1999. Avant de fabriquer des drones, elle était déjà dans l’industrie aéronautique. Elle a commencé par fabriquer des petits avions télécommandés et plus tard, elle a diversifié ses activités pour fabriquer des avions électriques, des drones et leurs accessoires et des skateboard électriques.
            En 2015, la société Américaine Intel investit dans Yuneec. Grace à cette nouvelle association, Yuneec est en mesure de profiter des technologies de Intel et commence ainsi sa conquête du marché des drones avec son premier produit : le Typhoon Q 500

            Design

            Le Typhoon Q500 est un drone quadricoptère, c’est-à-dire un aéronef autopiloté, propulsé par 4 hélices. Il est de couleur blanche et noire. Il est fait en plastique, malgré cela il est solide. Sa forme est en H au lieu d’être en X comme les concurrents. En dessous de son nez, se trouvent la caméra, deux trains pour protéger la caméra au moment de l’atterrissage, une antenne, la boussole, la diode principale et enfin, le bouton power. A l’arrière se trouve l’ouverture pour la batterie.

            Notre test du drone typhoon q500 caméra
            C’est un drone de taille massive. Il forme un carré de 42 cm de côté pour 24 cm de hauteur, sans compter les hélices. Au diagonal, toujours sans les hélices, il fait 56.5 cm. Hors batterie, caméra et hélices, le Typhoon Q 500 fait un peu plus de 1kg et 1,7 kg avec ses accessoires
            Chaque hélice fait 33cm de diamètre pour 22.6 g. Elles sont de couleur blanche. La forme est presque en rectangle. Pour éviter de les monter à l’envers, il y a des indications écrites sur les hélices et le moteur. Elles sont faciles à monter et à démonter. Le Typhoon Q 500 est livré avec un outil qui permet d’immobiliser le moteur pendant qu’on y fixe les hélices auto bloquantes. Pour plus de facilité encore, le sens de la rotation est indiqué sur les hélices et les moteurs. Quatre hélices de réserves font partie du pack du Typhoon Q 500.
            Le train d’atterrissage fait 27 cm de longueur pour 16cm de hauteur. De la mousse rigide placée en dessous sert à amortir les chocs pour les atterrissages sur sol dur. Ils sont fait avec du plastique flexible.
            La caméra à l’avant fait 11,5 cm de hauteur, 13,5cm de profondeur et 7,4 cm de largeur. Elle est fixée à la coque sur un adaptateur en caoutchouc. Pour monter et démonter la caméra il suffit de clipper ou de declipper les fixations sur le socle et débrancher les fils. Très pratique pour l’installation et le transport.

            Caractéristiques

            La batterie possède une puissance de 5400mAh 3S 11.1 V LiPo. Le Typhoon Q 500 a une autonomie de 25 minutes de vol. La batterie pèse à peu près 400g. elle se charge via un chargeur 3S 11,1 V et son adaptateur DC. L’ouverture pour la batterie sa situe à l’arrière du drone. Pour insérer la batterie, il faut appuyer sur la trappe et glisser la batterie jusqu’à ce qu’elle touche le fond de l’habitacle et s’enclenche au connecteur prévu à cet effet. Attention, si la batterie n’est pas bien positionnée, la porte ne se refermera pas. Le connecteur de la batterie est assez commun, rond sur une borne et rond et plat sur une autre. Il est donc possible en cas de nécessité d’utiliser une batterie lambda avec les mêmes caractéristiques ou avec un adaptateur. Le tout c’est d’arriver à atteindre le connecteur au fond de l’habitacle de la batterie (environ 15cm de profondeur) un peu de bricolage sera sans doute derigueur.

            Design de la télécommande du Yuneec Typhoon Q500
            La radiocommande ST 10 est sous système d’exploitation Android 4.0.3. Elle fonctionne avec une batterie LiPo de 3.6 V/5200 mAh rechargeable. L’ouverture pour la batterie se situe à l’arrière de la télécommande et elle se recharge par un câble USB relié à un adaptateur AC de 5V. De dimension 25cm x 19cm x 7cm pour seulement 797g. Elle possède 2 joysticks (gauche et droite) divers boutons pour le réglage du drone ainsi qu’un écran LCD tactile multitouche 5,5 ‘’, avec une résolution de 854 x 480p permettant d’afficher les données télémétriques de vol et les retours vidéo (avec son et image). La bande de fréquence de la vidéo est de 5,8 GHz. La distance de transmission de la vidéo est de 300m (normes CE). La télécommande est équipée d’un GPS ainsi que d’un pare-soleil à ventouse à coller sur l’écran quand la luminosité ambiante est trop élevée. L’interface de l’écran est agréable bien organisé. Sur le côté gauche se trouvent les renseignements concernant la connexion GPS et satellite. A droite les renseignements concernant le vol (altitude, vitesse, distance) sur le milieu de l’écran, une flèche verte indique la direction qui conduit vers la télécommande.

            Les caméra du  Typhoon Q 500 sont une CGO2 et une camera HD 1080p. La résolution de la vidéo est en full HD 1080p qu’on peut régler à 60, 50 ou 48 FPS. Pour choisir, il y a des icônes sur l’écran de la télécommande. Le débit de la vidéo est de 30Mbps donc avec la Mini SD qui est fourni, la capacité maximum d’enregistrement est de 35 mn. Même si il y a une piste audio stéréo, le son ne semble pas ressortir dans les vidéos.
            La résolution de la photo est de 12 Mp, les images sont bonnes mais sans plus. Les réglages, les couleurs et certains défauts (fisheye) mériteraient d’être corrigés ou améliorés. Le champ de vision est de 130° et la transmission video avec la télécommande ST10 est de 300m (normes CE). La caméra s’utilise avec une carte mini SD, la mémoire est extensible jusqu’à 128G. Elle est dotée d’une nacelle qui permet de la stabiliser au moment des prises de vue aériennes.
            La nacelle permet d’avoir des images qui ne sont pas saccadés même si le drone est secoué par le vent, la vitesse, etc. Des tests ont montrés que si le drone accélère un peu trop vite, on peut voir les hélices dans les images et si le drone tourne un peu trop vite sur elle-même, la nacelle perd de sa stabilité et penche sur le côté.
            Le Typhoon Q500 est un appareil à décollage et atterrissage verticale. Son temps de vol maximum est de 25 mn. Initialement, il peut monter jusqu’ à une altitude maximale de 122m (le maximum étant autorisé par la loi en France est de 150m) mais avec le logiciel Q500 on peut augmenter cette valeur (dans un pays où cela est autorisé). Sa vitesse maximum de rotation est de 65°/s avec un angle maximum de 35°. La vitesse de descente maximale est de 2m/s. Il possède deux mode de vol, le mode angle et le mode smart.

            Il est aussi possible de n’utiliser aucun des modes préprogrammés et de le régler à votre sauce. La vitesse maximum est d’environ 25km/h en mode angle et environ 20km/h en mode smart. La radiocommande possède une molette latérale avec une tortue et un lièvre dessiné dessus. Le réglage constructeur par défaut met la molette en position tortue, donc, en vol à basse vitesse, mais quand on tourne la molette du côté lièvre et qu’on déconnecte le GPS, le drone pique un sprint.Certains tests montrent une vitesse au dessus de 50km/h et son angle maximum augmente jusqu’à 45°
            Le logiciel Q 500 : L’application s’utilise sur Mac et PC. Elle permet de faire des réglages supplémentaires sur votre Q500.

            Fonctionnement

            Manette du Yuneec Q500 de chez TyphoonLa radiocommande : la télécommande possède deux joysticks à droite et à gauche, des boutons : un pour faire fonctionner la télécommande, un autre bouton rouge START et stop, un bouton pour changer le mode de vol, des molettes sur le côté dont un pour passer du mode « tortue » au mode « lièvre » et d’autres boutons à utiliser quand l’appareil est sous tension. Pour le moment, les langues disponibles sont le chinois et l’anglais.
            Commencez par allumer le bouton on/off sur le haut de la télécommande. Les voyants pour la batterie, la transmission vidéo et la connexion GPS s’allument. Vous pouvez commencer par quelques réglages. Quittez l’écran qui indique la connexion en cours. L’écran est noir car il n’y a pas de retour vidéo dans la mesure où le drone n’est pas encore sous tension. Sur l’écran touchez le bouton « system setting » vous pouvez y régler la date et l’heure. Juste à titre d’information dans « flight settings » vous pourrez appairer la télécommande avec le drone et dans « caméra select » vous pourrez choisir la caméra, ces deux réglages étant déjà fait depuis l’usine. Vous pourrez trouver d’autres choix de réglages sur l’écran comme le mode de vol ou la vérification du bon fonctionnement des boutons de commande, mais en général, les réglages sont fait à l’avance, le drone est prêt-à voler comme son nom l’indique.

            C’est parti, vous allez faire voler votre Q500. Pour commencer, il faut le mettre sous tension en appuyant sur le bouton power en dessous du drone. A partir de là, si la caméra est branchée (oui elle peut voler sans camera mais dans ce cas il n’y pas de retour vidéo) elle est stable après quelques secondes et commence à émettre des images. Sur la télécommande on peut voir les données de télémétries et les images émise par la caméra en direct. Il y a quand même une petite latence entre la réalité et l’image de la télécommande due au codage Wifi de la transmission.

            Ensuite, procéder au calibrage de l’appareil, attendre la connexion GPS, s’assurer d’être sur le mode « smart » et si tout est bon, appuyez sur le bouton start rouge de la télécommande pour démarrer les moteurs. Pour décoller poussez doucement le joystick des gaz. Il décolle et une fois en l’air, il se met en vol stationnaire si vous relâchez les gaz. Il est possible de décoller en intérieur mais pour cela, il faut savoir contourner les procédures du drone (il refuse de démarrer sans données GPS) en désactivant le GPS. Il faut alors pousser la manette de droite vers la droite et en appuyant 4 fois le bouton de changement de mode. Pour remettre le GPS il faut redémarrer le drone.
            Le mode « Smart » avec lequel il est conseillé de commencer, surtout pour les débutants, fait tourner le drone autour de vous sans jamais s’éloigner. Vous pouvez le faire avancer ou reculer ou monter et descendre, mais il restera sur cet axe autour de vous. Il est à remarquer que le mode « follow me » est compris dans le mode de vol « Smart ». Dans la mode « follow me », vous bougez, le drone vous suit. Là le GPS à l’intérieur de la télécommande fait son travail. Une fois que vous avez requis le mode « Follow Me », la machine fait en sorte que la distance entre la télécommande et le drone reste toujours la même. Le drone avance et recule plus ou moins vite au fur et à mesure selon ce qui est nécessaire pour garder cette distance. Par contre, la camera ne tourne pas en même temps que l’appareil. Donc, si au début du mode la caméra était sur vous et que vous allez hors champ de la camera, pensez à tournez la camera pour vous suivre. De même s’il y a un obstacle sur le parcours, le drone ne le verra pas, donc attention. En terme de vitesse, le mode « Follow me » plafonne vers les 2okm/h au grand maximum. En mode « Smart », le drone est très réactif aux commandes, mais les mouvements sont assez lents, rassurants c’est pour cela qu’il est plus conseillé pour les débutants.

            test du smart mode yuneec q 500

            Pour quitter le mode « follow me », il faut quitter le mode « Smart » et passer en mode « Angle ».
            Le mode « Angle » s’active en mettant le bouton de changement de mode (mode « angle » au milieu) avec ce mode c’est vous qui contrôlez entièrement le drone. S’il ne reçoit pas de commande de votre part, il reste en vol stationnaire. Avec ce mode, le drone est plus rapide, plus nerveux. Le Q500 n’est pas un racer bien sûr, mais si avec le mode « Smart » il plafonnait à 20km/h, en mode « Angle » il ira à 25km/h.
            Le mode « return to home » est utilisé pour ramener le drone si on l’a perdu de vue, et il se déclenche automatiquement si la liaison avec la télécommande s’interrompt parce que le drone est trop loin, qu’il y a trop d’obstacles sur le parcours ou qu’il y a une panne de radio. Contrairement à ce que l’on pense, le mode « return to home » ne signifie pas revenir au point de départ. En fait, le drone rejoint l’endroit où se trouve la télécommande à environ 4 à 8 mètres devant. Pour cela, il va à une altitude de 10m (quelque soit son altitude initial), puis il revient se poser. Le mode « return to home » peut-être interrompu à tout moment si vous voulez/pouvez reprendre le control du drone en poussant le bouton de changement de mode vers le mode « Angle » ou le mode « Smart ».

            Pour prendre des photos et des vidéos, on tourne la caméra du côté de la cible. Le réglage de l’inclinaison de la caméra se fait via la molette à gauche de la télécommande. On appuie su le petit bouton en haut à gauche pour prendre les photos et en haut à droite pour prendre les vidéos. Un compteur s’affiche pour montrer la durée de l’enregistrement. Le retour vidéo se fait en quasi direct. Le retour vidéo se perd entre 40 et 250m. l’enregistrement continue, mais les boutons de prises de vues ne marchent plus jusqu’à ce que le drone revienne à portée.
            L’atterrissage : pour atterrir, on peut utiliser le mode « return to home » ou piloter le drone soit même. Avec l’effet de sol des hélices et les trains d’atterrissage rembourrés, l’atterrissage se fait en douceur.

            En dessous du drone et sous les moteurs, il y a des diodes. Les signaux lumineux envoyés par ces diodes renseignent sur l’état du drone en vol. Une brochure est fournie pour interpréter le langage de ces diodes, mais l’essentiel à retenir est que quand ça clignote, il y a un problème quelque part.
            L’application Q500 sert à accéder à des réglages plus avancés de votre drone via votre ordinateur, comme le réglage de l’accéléromètre, le gyroscope, le géo-barrière, etc. Pour relier votre drone à l’ordinateur, un câble est fourni avec les accessoires de drone, par contre pour brancher le câble, c’est une autre histoire. Si vous êtes déjà l’heureux possesseur d’un Q 500, vous avez dû remarquer dans les accessoires une petite pince avec deux pointes et vous vous demander à quoi a peut bien servir. Et bien, elle sert à tirer la prise qui sert à connecter la batterie du fond de son habitacle. C’est cette prise qu’il faut débrancher et ensuite on y branche le câble fourni avec les accessoires pour relier votre drone avec l’ordinateur. Mais attention, ce n’est pas fini, il faut ensuite remettre la batterie en place, mais comme il n’y pas de place prévu pour ledit câble, il faut pousser un peu beaucoup sans casser le câble parce que sinon le Q500 ne marche plus. Ca c’est l’étape la plus difficile, une fois que vous avez téléchargé le logiciel sur le site de Yuneec, la connexion se fait de suite.

            Notre avis du drone Q500

            En résumé, le Q500 est un bon produit. Il est facile à utiliser, facile à régler et les cameras donnent une image et des vidéos de bonnes qualités. Si un professionnel de la photo n’était peut-être pas tout à fait satisfait par ses prouesses photographiques et vidéo, les amateurs et semi-professionnels seraient ravis par ses performances. C’est sans doute un concurrent sérieux sur le marché des caméras volantes.

            Fiche technique


            • Type : Drone avec caméra 4K
            • Vitesse en vol : 25 km/h
            • Caméra : 4K UHD 30 FPS
            • Autonomie : 25 minutes
            • Portée : 1 km mètres
            • Connexion : Radio
            • Pilotage : Tablette & Smartphone


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