Test du mini drone Parrot Mambo FPV

parrot mambo fpv mini drone

Le constructeur Français Parrot a produit des mini drones destinés à l’amusement des grands et moins grands. Le Parrot Mambo est l’un d’entre eux. C’est un petit quadricoptère avec des accessoires (canon à bille et pince) qui s’imbriquent sur son dos. La Parrot Mambo  FPV est le petit frère du Parrot Mambo. Ils sont de la même gamme de produit sauf qu’au lieu des canons à billes et des pinces, il est livré avec une caméra et des lunettes FPV.

La publicité pour lancer ce produit est très prometteuse. « Je plonge au cœur d’une course de drone » ; on attend donc de ce drone, qu’il soit rapide et nerveux et qu’il produise des retours vidéo fluides avec très peu de latence pour pouvoir piloter le drone en FPV. Voyons si ce drone tient ses promesses.

Fiche technique


  • Type : Mini drone FPV
  • Vitesse en vol : 15 km/h
  • Caméra : 300p
  • Autonomie : 8 minutes
  • Portée : 20m smartphone / 60m Flypad
  • Connexion : Radio
  • Pilotage : Smartphone / Flypad

Acheter le Mambo FPV ?


  179 | Acheter »


Présentation

Le Parrot Mambo FPV ressemble presque en tout point au Parrot Mambo. La différence entre les deux est que le Mambo FPV est fourni avec une petite caméra FPV  Smart Block qui permet de faire des prises de vue lors du vol ainsi que des lunettes FPV pour pouvoir  piloter en immersion.

Les accessoires du Parrot Mambo FPV sont plus complets que ceux du Parrot Mambo standard. Ainsi dans l’emballage du Mambo FPV on peut trouver le drone, la caméra, les lunettes FPV cockpitglasses 2, la radiocommande Flypad, une batterie, des protections pour les hélices, un câble USB et un guide d’utilisation.

Design

Le Mambo FPV garde le même design que le Mambo standard. Même forme carré avec le module qui contient la partie électronique  situé au milieu de quatre bras qui portent les bras et les hélices. Le drone est fait avec du polyamide et  polypropylène (du plastique). Ce matériau est suffisamment solide pour supporter les crashs et les accidents sans que le drone ne s’abime. La petite caméra a été conçue de manière à se détacher en cas de crash pour ne pas s’abimer. En tout cas, malgré les plusieurs accidents subi durant le test, le drone a passé le crash test avec succès et s’en sort pratiquement indemne.

Le Mambo a toujours les petits Leds verts qui font penser à des yeux à l’avant et sur les dos on retrouve le connecteur qui rappelle les briques de Lego. C’est à cet emplacement que la caméra vient s’imbriquer pour se fournir en électricité.

La caméra ressemble à une petite longue vue dont la base qui vient s’encastrer sur le dos du drone. Cette  caméra issue de la technologie Smart Bloc permet d’enregistrer et de transmettre des vidéos en HD. A l’arrière de la caméra on peut voir une trappe pour une carte micro USB (non fourni) qui servira à stocker les prises de vues. Les prises de vues se  déclenchent  à partir du smartphone ou de la radiocommande. L’emplacement de la batterie se situe sous le connecteur de la caméra. La batterie s’insère et se retire par un système coulissant très pratique. Les dimensions de la caméra sont de 6.2 cm de longueur, 2 cm de largeur et  1.7 cm  d’épaisseur pour un poids d’un peu moins de 10g.

Les lunettes FPV sont des nouveaux modèles, les Parrot Cockpitglasses 2  pour fournir une meilleure expérience en pilotage en immersion

De protections pour les hélices sont fournies avec le drone. Elle se fixe sur les bras devant chaque moteur par un système de clip qui facilite la pose et l’enlèvement. Le drone peut fonctionner sans problème même si les protections des hélices ne sont pas montées, mais pourquoi s’en priver alors qu’elles apportent plus de sécurité non seulement au drone mais aussi à vos objets précieux. D’autant plus que les protections des hélices n’influent pas sur la performance en vol du drone et ne gâchent rien à son design.

Les dimensions sont les mêmes qu’avec le Mambo Standard, un carré de 18cm de côté et 18cm de hauteur pour un poids de 63g sans ses accessoires et 73g avec la caméra.

Le Parrot Mambo FPV est livré avec une radiocommande Flypad.  Cette radiocommande est compatible avec tous les mini drones de Parrot, donc c’est la même pour tous. La forme de la Flypad ressemble beaucoup à celle des manettes de jeux vidéo. Sur la façade  de couleur noire, vous trouverez deux joysticks, 2 boutons 1 et 2 à gauche et 2 boutons A et B à droite, Il y a aussi le bouton pour allumer la radiocommande et un bouton pour le décollage. Au dessus, à gauche,  il y a les boutons L1 en haut et L2, et à droite  les boutons R1 en haut et R2 en bas. Les dimensions de la radiocommande sont de 16,5 cm de longueur, 9,7 cm de largeur et 6,6 cm d’épaisseur pour un poids de 295g, support pour le téléphone compris. Le support pour le téléphone est réglable et peut accueillir un appareil d’une taille maximale de 16 cm de longueur,  7,8 cm de largeur et  9,8 cm d’épaisseur.

Caractéristiques techniques

Le Mambo  FPV est équipé d’une batterie un peu plus puissante que celle du Mambo standard d’une capacité de 660mAh au lieu de 550mAh permettant une autonomie maximale théorique de 10 minutes quand il vole seule, mais s’il est équipé  de ses accessoires, l’autonomie sera d’environ  8 minutes.  Malheureusement, les tests effectués avec le drone ont démontré que les estimations de Parrot concernant l’autonomie de l’appareil sont un peu trop optimistes par rapport à la réalité. En effet, il s’est avéré qu’avec la caméra à bord, l’autonomie en vol du drone ne dépassait pas les 6 mn 40s, moins si la caméra effectue des enregistrements vidéo sur la micro SD. Comparée aux autres drones de même catégorie, l’autonomie de ce drone est plutôt moyen, en effet, compte tenue de la taille du drone, le poids qu’il peut transporter est limité, ainsi la taille de la batterie ne peut-être trop lourde ni trop volumineuse et donc limitée aussi dans sa capacité. La solution  si vous désirez prolonger le temps d’utilisation de votre drone serait d’investir dans des batteries de rechange et un chargeur en plus,  sachant qu’une batterie  neuve coute 15€. La batterie se recharge avec le câble micro USB fourni dans le pack. Il faut compter environ 30 minutes pour une recharge complète.

Pour la stabilisation en vol, le drone dispose de capteurs IMU, de capteur de pression, de capteur à ultrason et de capteur optique.

Les capteurs IMU  sont composés par un accéléromètre et un gyroscope 3 axes. L’accéléromètre 3 axes permet de surveiller les mouvements des positions. Le gyroscope 3 axes mesure le tangage, le roulis et le lacet. Cela contribue à le maintenir seul sa position et sa hauteur.

Pour la stabilisation verticale  le capteur à ultrason qui se trouve au niveau du ventre de l’appareil. L mesure la hauteur du drone par rapport au sol. Ce capteur fonctionne comme un sonar en émettant à intervalle régulier qui se propage et se réfléchit vers le drone. La hauteur du drone par rapport au sol est calculé à partir  du temps que met le son qui se réfléchit à arrivé jusqu’au drone. Ce capteur fonctionne jusqu’à une altitude maximale de 4m. Pour renforcer la stabilisation verticale, le capteur de pression agit comme un altimètre et permet une meilleure précision des corrections d’altitude.

Un capteur optique situé lui aussi sur  le ventre de l’appareil. Il prend en charge la stabilisation horizontale. Ce capteur filme le sol sous l’appareil en continu et transmet les données au contrôleur de vol en temps réel. Le contrôleur de vol analyse les images et si elles sont différentes, c’est que le drone bouge. Si le contrôleur de vol ne détecte pas de commande venant du pilote, il sait que le drone dérive et il compense.

La connexion entre le drone et le téléphone ou la radiocommande se fait via Bluetooth. La portée du signal est de  100m avec la radiocommande Flypad. La connexion entre la radiocommande et la caméra  se fait via Wifi

Le Flypad est  équipée d’une batterie d’une capacité de 220mAh permettant une autonomie maximale de 6h. La batterie n’est pas amovible mais elle est rechargeable avec le même câble que l’on utilise pour charger le drone ou avec un câble micro USB standard. Pour une recharge complète, compter environ 2h.

La caméra FPV s’imbrique sur le dos du drone pour s’alimenter en courant et fonctionner. La résolution des images est de 1280 x 720 px à 30i/s. C’est du HD. Les images sont plutôt bonnes avec de belles couleurs, la compression n’est visible que lorsqu’il est en mouvement. En extérieur, on voit un effet Jello très prononcé même sans vent. De plus en l’absence d’une stabilisation de la caméra, les images bougent beaucoup, c’est assez désagréable à regarder. Vous pouvez aussi prendre des photos stockés en 1280 x 720px.

Le qualité du retour vidéo est tout juste correct et cela pour plusieurs raisons. La caméra produit des vidéos à 30i/s. Le nombre d’image par seconde est important car plus elle est élevée, plus les images seront fluides lorsque le drone évolue à grande vitesse (après tout ce drone est sensé faire de la course) 30i/s c’est vraiment trop juste. Pour avoir une image vraiment fluide, il faut au moins du 60i/s. Tant que le drone est immobile le nombre d’image par seconde est très correct pour avoir des images fluides. Mais à mesure que le drone prenne de la vitesse, les images se dégradent, forment des paquets de pixels disgracieux, le paysage devient flou. Bref, restez à vitesse réduit pour avoir de belles images bien nettes et détaillées.

La latence et la compression aussi influent sur le retour vidéo. Pour la transmission vidéo, Parrot à choisi le Wifi. Le wifi est une transmission dite numérique. Les transmissions numériques sont caractérisées par une forte latence, une faible quantité d’image par seconde et une compression élevée. C’est pour cela que dans le domaine de la course de drone, la transmission choisie est celle dite analogique,  c’est-à dire à fréquence, en général à 5,8GHz.

Quelles sont les conséquences sur le fonctionnement du drone ?

Le grand intérêt de ce drone est le fait qu’il puisse être piloté en immersion en regardant sur l’écran du téléphone ou mieux avec les lunettes cockpitglasses 2 pour plus de sensation. Quand on pilote en immersion, on se fie uniquement sur le retour vidéo de la caméra. On a alors besoin d’une image fluide, claire et avec très peu de latence pour pouvoir piloter correctement. Avec le Mambo FPV, la latence est en moyenne de 110 millisecondes. C’est trop élevé pour pouvoir faire des courses de drone, car au-delà de 40 millisecondes de latence, on ne peut pas réagir à temps pour éviter un obstacle.

La portée du signal wifi est de 100m. A mesure que le drone s’éloigne la compression devient plus forte et l’image finit par figer et se perdre, pour éviter cela il ne faut pas que laisser le drone trop s’éloigner  de la radiocommande.

Fonctionnement

Le Mambo est un drone prêt-à voler, donc  il est  pratiquement prêt à être utilisé dès la sortie de la boite. Les seules manipulations que vous aurez à faire seront sûrement de monter les hélices, les protections des hélices et la caméra FPV. Le drone peut voler sans la caméra FPV. Le rôle de cette dernière est de prendre des vidéos/ photos, de l’enregistrer et de transmettre un retour vidéo pour pouvoir piloter en FPV. Vous pouvez ne pas monter la caméra au début pour s’entrainer au pilotage.

Pour pouvoir piloter le drone vous devez télécharger l’application Freeflight Mini. L’application est disponible en téléchargement gratuit sur l’App Store et sur Google Play. Elle est compatible avec les téléphones sous IOS 7 et plus et les téléphones sous Android 4.3 et plus.

Le drone  est  très facile à utiliser, c’est le drone idéal pour s’initier au pilotage.  Il dispose d’une assistance en vol, c’est-à dire que si vous avez des problèmes durant le pilotage, vous ne savez plus quoi faire, lâchez tout, (les commandes, pas la radiocommande bien sûr) le drone se stabilise et se met en vol stationnaire tout seul. Plutôt rassurant. Grâce à l’application FreeFlight Mini, vous pouvez  aussi limiter l’altitude maximale, l’inclinaison maximale ou la vitesse d’ascension maximale.

Pour le pilotage en immersion, activer le mode Masque à partir de l’application Freeflight. L’image sur l’écran de votre téléphone se divise alors en deux. Placez votre téléphone dans le masque cockpitglasses 2, vous ne verrez plus qu’une seule image à travers les deux lentilles grossissantes. Faites attention car en mode immersion, on perd un peu les repères au début lorsqu’on  n’est pas habitué

Avant le premier décollage procéder à l’appairage du drone et du téléphone ou radiocommande. Pour cela il faut allumer le drone et le téléphone et activer le Bluetooth. Entrez dans l’application FreeFlight, vous y trouverez une liste de drone, choisissez le votre pour faire l’appairage. Ensuite pour l’appairage de la radiocommande, cliquez sur l’icône représentant le Flypad, puis sélectionner le votre. Un voyant lumineux vous informera de la réussite de l’appairage. Pareil pour la caméra et le wifi.

Compte tenu de sa taille et de son poids le drone n’est pas vraiment compatible pour les vols en extérieur car un vent un peu fort peu l’emporter ; Par contre, votre intérieur peut devenir un circuit avec obstacle passionnant en utilisant le vol en immersion.

Pour le décollage, vous avez deux possibilités, soit en appuyant sur la touche dédiée sur la radiocommande soit en lançant le drone qui se met à voler tout seul.

Vous disposez de trois modes de vol possible. Le mode par défaut est le mode Normal. C’est un mode dans lequel le pilotage est très assisté. Ce mode est idéal pour les débutants. En mode Drift, vous pilotez sans stabilisation horizontale, cela veut dire que si vous lâchez les commandes, le drone se stabilisera seul, mais au lieu de rester en vol stationnaire il continue à avancer. En mode Racer, la stabilisation verticale s’arrête aussi. Donc c’est à vous de garder le drone en l’air et de l’envoyer dans la bonne direction.

Le drone ne dispose pas du mode Accro que l’on trouve habituellement sur les drones racers, mais il ne faut pas occulter le fait que ce drone peut aller très vite et vous pouvez régler les commandes pour les rendre plus ou moins sensibles.

Conclusions

Ce drone est le drone idéal pour ceux qui veulent s’initier au pilotage, et surtout le pilotage en immersion. On l’aime pour sa solidité, sa facilité de pilotage et le côté pratique de sa caméra FPV. Cependant, si vous voulez vraiment un drone racer que vous pourrez piloter en immersion, ce n’est pas le drone qu’il vous faut. Ce drone peut effectivement se piloter en immersion, mais définitivement pas pour une vraie course. A vitesse réduite, le pilotage en immersion est faisable, et même agréable, mais dès que la vitesse est un peu élevée, les performances de la caméra ne peuvent plus suivre. Bref, c’est un bon drone FPV, mais pas pour la course.

Fiche technique


  • Type : Mini drone FPV
  • Vitesse en vol : 15 km/h
  • Caméra : 300p
  • Autonomie : 8 minutes
  • Portée : 20m smartphone / 60m Flypad
  • Connexion : Radio
  • Pilotage : Smartphone / Flypad

Acheter le Mambo FPV ?


  179 | Acheter »


1 Response

  1. durand dit :

    Bonjour, j’ai tester ce drone. Il est maniable et sympathique pour un débutant en FPV, j’ai apprécié cet article il m’a permis de l’acheter en confiance.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Lire les articles précédents :
studioSport
studioSPORT, le spécialiste drones et caméras embarquées

Au cours des 10 dernières années, studioSPORT s'est spécialisée dans les drones, les caméras, les stabilisateurs, et tous leurs accessoires....

Fermer